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05 juillet 2024

De la politique. 7

De la politique.
Le choc des CULTURES.
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« L’homme est un animal politique » (Aristote)
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La difficulté du politique à organiser le « vivre ensemble », à protéger l’individu citoyen des violences potentielles de la société, réside essentiellement dans le refus presque « dogmatique » (surtout à gauche) de prendre vraiment en considération la dimension « culturelle » des problèmes posés.
Qu’est-ce que cette « culture » dont nous parlons ici ? Il faut en référer à sa définition philosophique et sociologique. La culture est l’ensemble des capacités et pratiques par lesquelles l’homme peut « transformer » sa « nature » initiale. Ainsi en est-il du langage, du travail, de l’art, de l’histoire, de la religion. Ces constituants de la culture définissent des normes et des usages qui sont communs à un groupe d’individus (qui constituent donc une « communauté »).

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De la politique. 6

De la politique.
La DEMOCRATIE imparfaite.
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Si la démocratie c’est la dictature de l’opinion publique elle-même soumise aux pouvoir des médias eux-mêmes soumis au pouvoir de l’argent.
Si la démocratie c’est la tyrannie de la majorité ou l’impuissance d’une majorité introuvable.
Si la démocratie c’est une société éclatée, divisée, communautarisée, hystérisée, traversée de violences en tous genresSi la démocratie c’est la politique soumise à un capitalisme financier sans foi ni lois qui transforme tout en marchandise, qui privatise le bien commun et conditionne l’individu.
Si la démocratie c’est un régime qui favorise le laxisme généralisé, la faiblesse devant les forces toxiques, l’insécurité au quotidien, la précarité sociale, l’anxiété individuelle dans toutes les générations.
Si la démocratie se caractérise par le nivellement par le bas, la valorisation de la médiocrité, l’éloge du matérialisme, l’idolâtrie de la technique, la numérisation de l’existence.

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De la politique. 5

De la politique.
Partie 5.
La fin du monde.
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Je fais donc mon mea culpa. Je dois remercier le capitalisme de me nourrir presque sans efforts, de m'offrir du pain et des jeux, d'avoir financé depuis bientôt trois siècles une révolution industrielle et un progrès des techniques qui m'ont rendu la vie bien plus confortable, qui ont fait de moi un humain bien meilleur et bien plus heureux que mes lointains ancêtres assujettis à leurs instincts, à la nature et à ses caprices, à ses contingences, qui était esclave de sa misérable condition et soumis à des pouvoirs autoritaires arbitraires sanguinaires !
Oui. Ca va tellement mieux ! Merci grand Capital ! Merci Grand Marché ! Merci entrepreneurs, investisseurs, extracteurs, constructeurs ! Merci Sainte Croissance et Saint Progrès ! Merci d'avoir systématiquement pris à cette planète tout ce qui pouvait être "exploité" ! Merci d'avoir pillé ses ressources ! Merci d'avoir toujours su renouveler les types d'esclaves qui, d'hier à aujourd'hui, ont rendu ce miracle possible en rendant réalisables vos sublimes idées d'extension, de colonisation, d'uniformisation, de mondialisation !
Quoi ? Quelqu'un me souffle "d'extinction" ? Ah bon ? De qui, de quoi ? Des espèces ? Il en restera toujours assez ! De l'espèce humaine ? Ah bon. Vous êtes sûr ? Moi aussi ? Vous n'exagérez pas un peu 

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De la politique. 4

De la politique
Partie 4.
Liberté chérie.
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C'est donc acquis : le capitalisme aime la démocratie, la démocratie aime le capitalisme. Doit-on pour autant aimer le capitalisme ?
Nous l'avons dit précédemment, le capitalisme rassemble une communauté autour d'un même but : le gain d'argent. Multipliant à l'infini les transactions commerciales, transformant toute chose, situation, lieu, être, en produit potentiel, il prouve chaque jour son implacable efficacité, et se nourrit même de ses crises.
Tout en rassemblant autour d'un centre commun (l'argent) il valorise "l'individu" et se targue de défendre ses libertés. Les particularités individuelles se combinent très bien avec le conformisme idéologique du groupe. L'individualisme devenu la marque de fabrique de nos sociétés modernes évite un éventuel mouvement d'ensemble voire universel qui viendrait ébranler par sa force collective les fondations du capitalisme. Imaginez une désertion généralisée, une grève mondiale, un rejet planétaire...
Par ailleurs, après avoir longtemps privilégié les grands groupes par des systèmes associant "modes" et "marketing", le capitalisme a désormais fait de chaque individu une cible à part entière avec la numérisation universelle de l'existence. Ivre de sa supposée liberté, l'individu baisse la garde, se croit à l'abri de la pieuvre économique, et commande un produit sur internet tout en "surfant" (la belle image !) sur des réseaux sociaux où règnent désormais les algorithmes. La cible n'a jamais été aussi précise. Coup de génie du capitalisme qui après s'être rendu maître des foules en les attirant dans les supermarchés ou les spectacles, en les faisant travailler pour acheter des produits dont elles n'ont pas besoin ni fondamentalement envie, se rend désormais maître de l'individu en établissant une liaison directe avec son cerveau rendu totalement "disponible" pour le discours publicitaire...
 
 

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De la politique. 3

De la politique.
Partie 3.
Capitalisme et démocratie.
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La doctrine économique du capitalisme parvient donc à faire du "politique" en créant du "collectif" autour de la valeur "argent" et à satisfaire la plupart des besoins matériels pour les membres d'une société dont la politique "libérale" autorise la libre entreprise et accepte les "lois du marché".
La "prospérité" qui résulte de cette économie politique touche très inégalement ces membres de la même collectivité. Nous l'avons dit : pour qu'il y ait des gagnants, il faut des perdants. Cela ne veut pas dire que toute richesse est suspecte, mais la nature même de ce système économique induit nécessairement des victimes. La guerre commerciale se pare des atours sympathiques et colorés de la publicité omniprésente dans nos sociétés modernes mais n'en reste pas moins cruelle et impitoyable pour celles et ceux qui, à un moment ou à un autre, ne se trouvent pas dans le bon camp.
Paradoxalement, le capitalisme, au moins dans ses formes "modérées" (tempéré par une politique volontairement "sociale") permet de mettre en place des systèmes d'aide aux plus démunis, de maintenir dans le giron de la société des individus qui sans cela seraient totalement marginalisés.
Une partie de la richesse produite "ruisselle" donc sur l'ensemble des citoyens. La prospérité profite donc à tous et non seulement à quelques-uns.
C'est souvent cet argument qui soutient les politiques "de droite" favorables à ce "libéralisme". Mais cet argument appelle quelques remarques.

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De la politique. 2.

De la politique.
Partie 2.
Le bilan du capitalisme
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La politique économique de la majorité des Etats désormais constitués pour encadrer les individus (voir partie 1) est très largement dominée par des pratiques capitalistes consistant à marchandiser (privatiser) le monde pour tirer profit de tout en organisant la "compétition de tous contre tous", en se donnant un objectif de "croissance" sans limites qui doit permettre de soutenir les superstructures privées, entreprises multinationales, et de dégager toujours des bénéfices pour les faire fructifier par des systèmes d'échanges toujours plus rapides, toujours plus complexes, toujours plus rentables.
En Europe, les classes bourgeoises (marchands, artisans, citadins) qui ont supplanté la noblesse après la récupération politique de diverses étapes révolutionnaires ont pu s'appuyer sur les richesses issues des pillages et génocides coloniaux des siècles précédents et ont pris le pouvoir en accompagnant la "révolution industrielle" avec ce "capital" comme investissement initial et une vision du "progrès" centrée sur le matérialisme et le développement de techniques (elles-mêmes au service du capital).

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La politique. 1.

De la politique.
Partie 1.
Qu'est-ce que la politique ?
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Dans le cadre d'une République, la "politique" désigne (normalement) la gestion des affaires communes d'une collectivité (polis= cité) dont les membres acceptent de déléguer un pouvoir de décision et de mise en oeuvre.
Cette délégation est communément appelée (depuis les penseurs européens des XVII et XVIII e siècle) un "contrat social". Les citoyens confient à une superstructure (l'Etat) la capacité d'organiser la vie en société, les "affaires publiques", ce que l'on a pris l'habitude d'appeler le "vivre ensemble".
Cela consiste essentiellement à organiser un cadre règlementaire (les lois, pouvoir législatif), à se donner les moyens de l'appliquer (pouvoir exécutif) et de le faire respecter (la justice, pouvoir judiciaire) en recourant s'il le faut à une force (police, armée) dont l'Etat est légitimement doté pour cela.
Ce contrat social implique donc que l'individu accepte de confier à un Etat-Nation la responsabilité de ce qui implique tous (en tant que membre d'une même collectivité) et concerne chacun (en tant qu'individu avec ses particularités).
Autrement dit : organiser le collectif sans léser le particulier.
Le "collectif" réside principalement, dans nos sociétés modernes, à la gestion de "l'économie", c'est à dire les conditions dans lesquelles on travaille (ou pas), on crée de la richesse (ou pas), on gagne de l'argent (ou pas), on collecte des impôts (ou pas), on surveille son utilisation (ou pas), on le redistribue (ou pas)... Tout cela dans le cadre d'un monde globalisé et d'une économie devenue "planétaire".
 

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