16 mars 2007
Cogito Sego sum ?
Comme toujours je rechigne à envoyer trop vite un texte qui risque d’être mal compris. C’est terrible cette peur de déplaire... Trop d’égo, évidemment... Je devrais depuis longtemps avoir dépassé ce genre de réticence, mais en matière de causerie politique je reste souvent craintif sous mes apparences dégagées ( à la Desproges... sans son talent). Pourtant qu’ai-je donc à perdre que (rarement) l’amitié de quelques-uns, et à gagner sinon l’incompréhension de quelques autres et (le plus souvent) l’indifférence polie de la plupart... Je redoute néanmoins la réaction des tractés, proches ou lointains, avec lesquels j’entretiens décidément une relation toujours ambiguë : désir impénitent de communiquer, crainte plus ou moins assumée de décevoir... Je devrais m’en ficher, mais je reste encore trop timide (si si...). C’est dire le poids de la censure que nous impose notamment notre appartenance à un milieu socio-culturel, avec tout ce que cela représente de codes, de langages, de rites ...
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